Masque antipollution moto : pourquoi est-ce indispensable ?

Nuage de pollution au-dessus de New York

Le constat est simple. Aujourd’hui, nous faisons tous très attention à notre alimentation, à notre condition physique et à notre bien-être. Mais nous ignorons le pire ennemi de notre santé. Un ennemi invisible et inodore : la pollution de l’air. Chaque année, en effet, cette pollution est à l’origine de plus de 9 millions de décès dans le monde, soit l’équivalent d’une ville comme New York !

La solution la plus efficace pour vous protéger de la pollution atmosphérique dans vos déplacements du quotidien, chers amis motards, c’est le masque antipollution. Car votre casque, même s’il est intégral, ne filtre rien du tout. Pas plus qu’un foulard ou qu’une cagoule d’ailleurs !

Mais attention, certains masques sont inconfortables. D’autres ont une barre métallique qui fait mal au nez ou des attaches qui irritent les oreilles. D’autres encore, c’est pire, sont carrément inefficaces. J’ai donc créé ce site pour vous aider à démêler le vrai du faux, et vous orienter vers le meilleur produit.

Un masque antipollution moto, c’est quoi ?

masque r pur
Masque anti pollution R-PUR (source r-pur.com)

Un masque antipollution moto est un masque qui permet de filtrer l’air ambiant et ainsi d’éviter de respirer des particules fines ou des gaz toxiques. Ce masque vise donc à protéger le motard de la pollution atmosphérique.

Contrairement aux masques antipollution jetables, le masque antipollution pour motard est fait pour durer dans le temps. Toutefois, le filtre de ce masque doit être changé régulièrement pour qu’il reste efficace.

Certains prototypes de masques antipollution moto utilisent des technologies innovantes d’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience utilisateur, comme c’est le cas de R-PUR avec son application pour smartphone qui va calculer les niveaux de pollution dans l’air et ainsi vous aider à savoir quand changer votre filtre.

À quoi ça sert ?

Tous les motards ont déjà expérimenté la désagréable sensation d’avoir la gorge irritée, le nez bouché ou le nez qui coule après un trajet en moto, notamment lorsqu’on emprunte des routes embouteillées ou des autoroutes. En ce qui me concerne, j’en fais même l’expérience tous les jours en allant au travail !

Ces réactions sont dues à la pollution par les particules fines, pollution à laquelle nous sommes tous exposés lorsque nous prenons la route, mais plus particulièrement les motards, les cyclistes et les piétons. Contrairement à ce que pensent beaucoup de motards, le casque ne protège absolument pas de ce type de pollution : c’est pour cette raison qu’ont été créés les masques antipollution moto. Les masques les plus performants sont conçus avec des matériaux techniques pour le confort, et dotés de filtres à microparticules afin de vous protéger de la pollution ambiante lorsque vous conduisez.

Attention, les masques antipollution moto n’empêchent pas la totalité des particules fines d’entrer dans vos poumons, malgré la présence des filtres. Toutefois, ils permettent d’en limiter l’inhalation, et d’éliminer en parallèle les risques de respirer des allergènes et des gaz toxiques dont les plus dangereux sont l’ozone, le dioxyde de soufre, le monoxyde d’azote et l’oxyde d’azote.

C’est donc à ce jour la meilleure protection pour les motards contre la pollution d’origine routière. En outre, à la vitesse à laquelle vont les innovations dans ce domaine, de nouvelles améliorations devraient voir le jour rapidement pour que tous types de particules soient bloqués par les filtres !

Les particules fines, pourquoi est-ce nocif ?

Les particules fines sont de petites particules en suspension dans l’air, de l’ordre du micromètre ou micron, sur lesquelles la gravité terrestre a très peu d’effet. Imaginez : 1 micron (µ) = 0,001 millimètre !

Elles sont réparties en plusieurs catégories :

  • PM10 : diamètre inférieur à 10 µ (particules inhalables)
  • PM2,5 : diamètre inférieur à 2,5 µ (particules fines)
  • PM1,0 : diamètre inférieur à 1 µ (particules très fines)
  • PM0,1 : diamètre inférieur à 0,1 µ (particules ultra fines ou nanoparticules)

Ces matières particulaires (particulate matter en anglais) peuvent avoir une origine naturelle (incendies de forêts, tempêtes de sable, pollens, etc.), ou une origine anthropique, c’est-à-dire liées aux activités humaines.

En ville, les particules fines proviennent essentiellement du chauffage domestique, des activités industrielles, et du trafic routier : gaz d’échappement, usure des pneumatiques et des plaquettes de frein, usure des chaussées, etc.

taille particules fines
Taille des particules (source notre-planete.info)

Selon l’Institut national du cancer (Inca), les particules fines sont l’un des principaux facteurs de risque apportés par la pollution en milieu urbain. Or, la France est le pays d’Europe qui émet le plus de particules fines, avec 164 000 tonnes rejetées dans l’atmosphère chaque année, selon l’European Environment Agency. Les véhicules diesel représentent à eux seuls 8,4 % des émissions de particules fines selon le Comité interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa).

Malheureusement, les particules fines sont particulièrement nocives pour l’être humain. Elles s’accumulent dans l’organisme et s’infiltrent dans les poumons, pouvant à terme créer des maladies respiratoires : bronchiolite, asthme, insuffisance respiratoire, etc. Les particules très fines peuvent même traverser les alvéoles et pénétrer dans l’arbre bronchique. En plus de cela, elles sont cancérogènes pour l’homme : selon la Commission européenne, l’exposition aux particules fines prive chaque individu de 8,6 mois de vie en moyenne. Selon certaines études, elles joueraient d’ailleurs un rôle dans le développement de maladies neurologiques et cognitives, mais aussi du diabète.

particules fines corps humain
Pénétration des particules fines dans l’organisme (source theconversation.com)

Pour vous donner une idée de l’ampleur du danger représenté par les particules fines, voici quelques chiffres révélés par la Commission européenne suite à une étude menée en 2005 :

  • Chaque année, 100 000 décès sont causés par les particules fines en Europe
  • Chaque année, entre 600 et 1 000 décès des suites d’un cancer du poumon en France seraient causés par les particules fines, soit 6 % à 11  %
  • Chaque année, entre 3 000 et 5 000 décès liés à des maladies respiratoires en France seraient causés par les particules fines, soit 5 % à 7 %

Le masque antipollution est-il adapté à tous les casques moto ?

Les masques antipollution moto disponibles dans le commerce assurent être adaptés à tous les casques moto : casque jet, casque modulable, casque intégral.

La plupart des modèles mettent également en avant leur système anti-buée qui évite que de la condensation ne se forme sur vos lunettes ou sur la visière de votre casque, en redirigeant l’air expiré vers le bas.

Toutefois, les promesses commerciales se heurtent parfois à la dure réalité : valve d’expiration peu performante, masque trop imposant, peu confortable, pas suffisamment étanche, etc. Je vous conseille donc de consulter mon comparatif des masques antipollution avant de faire votre achat.

Peut-on l’utiliser pour rouler à vélo ou pour courir ?

Si les masques antipollution moto sont conçus pour la moto, certains (attention, pas tous) peuvent être utilisés pour le vélo ou la course à pied. Ces modèles, disponibles par exemple chez Respro, sont en effet conçus pour que l’air chaud s’évacue facilement et plus rapidement qu’avec une valve classique, ce qui permet de les utiliser même pendant un effort physique.

Quelles sont les marques qui proposent ce type de produit ?

Vogmask
Les différents filtres du masque Vogmask (source vogmask.com)

La marque de masques antipollution moto la plus connue est R-PUR, une marque française qui commercialise des masques antipollution équipés de technologies innovantes et haut de gamme. Le masque antipollution moto fabriqué par R-PUR est ergonomique, certifié FFP3, et son système de filtration est breveté. Selon la marque, il est même « 10 fois plus efficace que la plus haute norme européenne FFP3 ». En effet, il peut filtrer des nanoparticules jusqu’à 50 nanomètres (PM0,05). Le filtre a une durée de vie de 5 à 15 semaines, en fonction des conditions d’utilisation. Petit bonus : le masque est associé à une application qui va calculer l’usure de votre filtre, pour être sûr de le changer quand il faut !

Parmi les concurrents sérieux à R-PUR, citons Vogmask, Respro, ou encore Mask Generation.

Où acheter un masque antipollution moto ?

Vous pourrez trouver un grand choix de masques antipollution moto sur des sites internet spécialisés comme La Bécanerie, ou directement sur les sites officiels des fabricants. Si vous préférez acheter en magasin, vous pourrez trouver des masques antipollution moto dans les magasins d’équipement moto comme Dafy Moto ou Maxxess, que l’on trouve dans plusieurs villes en France.

Comment se protéger encore davantage de la pollution ?

Porter un masque antipollution est essentiel pour se protéger de la pollution. Mais l’efficacité de ce dispositif sera encore meilleure si vous respectez bien ces quelques règles simples :

  • Respirez par le nez : les fosses nasales sont recouvertes de muqueuses dont le rôle est de filtrer les quelques 15 000 litres d’air que nous inhalons quotidiennement, autant les mettre à contribution ! Pensez également à vous laver régulièrement le nez avec des solutions à base d’eau de mer hypertonique.
  • Roulez doucement : baisse de vitesse rime avec baisse des émissions polluantes.
  • Empruntez des itinéraires moins fréquentés : sur les routes secondaires, la concentration de particules fines est plus faible que sur les grands axes.
  • Réduisez les efforts les jours de forte pollution atmosphérique : mieux vaut reporter une séance de sport ou une sortie non urgente lors des pics de pollution.
  • Évitez les heures de pointe en deux roues : aménager son emploi du temps ou opter pour des horaires de travail décalés, lorsque c’est possible, permet d’éviter de se retrouver dans les bouchons aux heures de trafic de pointe (généralement 7h-9h et 17h-20h), lorsque l’exposition aux particules polluantes est la plus forte.